Ne pas savoir alors que l’on sait est la pire des hypocrisies envers soi-même. Elle est une gifle que l’on se donne à chaque fois que l’on doute, que l’on se remet en question par habitude et par croyance, en pensant bien faire. En pensant être intelligent.

Et c’est une tristesse que de se flageller pour être raisonnable, pour être accepté.

Savoir que l’on sait, ce n’est pas être au fait scientifiquement, ce n’est pas faire une dissertation sur son savoir et être compris de tous.

C’est de le savoir, à l’intérieur de soi. De le savoir quand le monde dit le contraire, quand les plus proches disent le contraire, quand ce malaise se créer, car on voudrait que ce savoir soit le même que le leur, mais ce n’est pas le cas. Car savoir est individuel. Savoir est intime. Non pas Le Savoir, mais savoir. C’est-à-dire s’entendre, s’écouter et se comprendre. Puis se confirmer pour finalement s’affirmer. Affirmer que l’on assume ce que l’on sait, donc ce que l’on est.

Car il peut être universel, il peut paraitre similaire dans les dires de chacun, mais il est plus personnel que l’ADN, car il doit prendre la forme de cet ADN pour exister, pour se matérialiser.

Et si l’individu n’écoute pas le savoir qui prend sa propre forme, il prendra alors celui formé par un autre, qui deviendra une croyance, peut-être intelligente, mais un déni de lui-même.

Et il est nécessaire de noyer le déni pour se devenir et se présenter au monde en portant son savoir sur ses épaules. Non pas pour l’étaler devant tous, mais pour le représenter, pour l’incarner. Pour incarner qui il est. Qui n’est que l’expression de la personnification identitaire de ce savoir, initialement primaire et neutre. Donc, l’expression de la personnification identitaire de l’énergie de vie que tout Homme possède. Car le savoir n’est que la forme de vie qui git en tout individu. Qui attend d’être exprimée, d’être vécue, d’être individualisée, formée avec créativité comme personne avant ne l’avait fait. Parce que personne n’était là pour vivre à la place de chacun.

Alors, assumer ce qu’il sait, pour assumer ce qu’il est, est se donner vie. Engendrer le nouvel Homme qui sommeillait bercé par le déni.

Laura.B